SANTE ENVIRONNEMENT TOXICOLOGIE
Thématique 2 : Impact des agressions physiques, chimiques, climatiques et biologiques sur la santé humaine : approche territoriale sur la région Ile-de-France
L’Ile-de-France est composée d’une population de plus de 10 millions d’habitants. Lorsque les conditions environnementales deviennent sévères (canicule, alertes à la pollution, pollens…) le nombre d’admissions hospitalières pour maladies respiratoires, cardio-vasculaires ou allergiques augmente rapidement. Les liens de causalité n’ont pas été suffisamment explorés et comprendre comment ces conditions ont une incidence sur la santé reste une priorité d’autant que les populations sont sensibles : jeunes enfants, personnes âgées ou avec des difficultés pulmonaires sont particulièrement fragiles pendant ces périodes.
Les pollutions chimiques, biologiques et microbiologiques des trois compartiments de la biosphère (l’eau, l’air et les sols (végétation incluse)) ont des impacts connus et potentiels directs ou indirects sur la santé humaine. Si certains impacts sont réglementés et entrent dans le cadre d’une surveillance, d’autres sont inconnus et impliquent des recherches d’amont approfondies.
Compte tenu de l'accroissement démographique, du vieillissement de la population, des évolutions de l'urbanisme et de l'architecture certaines pathologies émergent ou sont en ré-émergence et nécessitent des études particulières. L’Ile-de-France est à la fois une région urbanisée et agricole sous forte influence anthropique ce qui justifie une connaissance approfondie des risques sanitaires liés à ces trois compartiments à des fins de gestion.
Les ressources alimentaires issues de la région Ile-de-France ou modifiées localement sont tributaires des transferts de contaminants, une gestion raisonnée et une labellisation de leurs qualités impliquent que l’on en sache d’avantage sur les relations entre ces ressources alimentaires et la santé. La gestion de la formidable charge de déchets évacués par voie solide ou liquide ainsi que la sécurité et la qualité de l'approvisionnement en eau potable représentent un défi sanitaire journalier spécifique.
Les thèmes proposés portant sur la qualité de l’air sont :
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les conséquences sur la santé des polluants particulaires y compris les impacts bactériologiques (endotoxines) et allergisants (fractions de pollens et/ou de moisissures) des PM (particulate Matter).
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l’approfondissement des impacts des stress oxydants
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les impacts sanitaires des composés organiques
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l'impact sur la santé des transports de polluants à longue distance (aspect historique et prospectif)
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la connaissance de l’air intérieur dont les impacts sanitaires sont importants dans l’habitat insalubre mais aussi pour les constructions nouvelles (écoles et les crèches, ..)
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l’étude des facteurs de risque individuel
Concernant la qualité de l'eau :
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l'évaluation des risques sanitaires liés aux mélanges de micropolluants dans les eaux destinées à la consommation humaine et en particulier les effets perturbateurs endocriniens.
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les relations entre l’aluminium en milieu aquatique et le dépistage des pathologies neuro-dégénératives.
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la pollution aquatique et sa relation avec les perturbateurs endocriniens
Concernant le climat, les radiations :
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Impact des canicules et de leur intensité
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Les doses UV reçues (cancers cutanés, vieillissement cutané)
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Maladies infectieuses (par le biais des vecteurs de ces maladies)(moustiques)
Mais aussi
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Risques allergiques
L’approche scientifique pour explorer les différentes questions exposées ci-dessus pourra être une approche épidémiologique, en utilisant en particulier les grandes cohortes en population générale où la part de l’Ile-de-France est importante (GAZEL, CONSTANCES) ou les cohortes prospectives avec biothèques et annotations dynamiques déjà constituées en Ile-de-France (ex CUB-réa pour les services de réanimation de l’Ile de France, …) ou à venir (ELFE). Ces cohortes permettront de rechercher des facteurs d’exposition en population générale, de faire des études exposé-non exposé avec des techniques de type cas-témoins à partir des cohortes de malades, de mettre en relation les données médicales avec des données de cartographie des risques. Une approche expérimentale, tant dans les sciences du vivant que dans les disciplines « dures » est également fondamentale. L’approche scientifique évaluera aussi les stratégies de prévention dans ses diverses composantes : technique, efficacité, coût, acceptation sociale par les différentes cibles de prévention.


